J'étais à Aalid Feie, je étant Sephra, Barde au service des Messagers Sacrés, à défier du fil de ma lame les créatures monstrueuses qui menacent sans cesse la ville, quand j'ai reçu un appel *magique* de Saturnale, gentille druidesse en train de fabriquer des petites épées à Domnann.
Comme elle m'invitait à l'y rejoindre pour lui tenir compagnie, et comme je tente à mes moments perdus de m'intéresser à la confection de gants et chapeaux divers, j'ai décidé d'orienter ma marche vers là -bas.
Traverser Caillte Garran est très plaisant, en tout cas si on évite les fomoriens. J'ai même pu faire un brin de causette avec les sauterelles géantes qui vivent un peu au nord de Droighaid, bref, un voyage très sympathique.
Arrivée dans la contrée de Domnann, je me demandais quoi apporter de mon escapade à Saturnale, quand mes yeux sont tombés sur un troupeaux d'herbivores. Des jeunes, un peu craintifs, dont les pas s'égarrent quand on s'approche d'eux dans une fuite pataude et très drôle à voir.

J'ai donc choisi un de ces moutons, et on a entamé une folle cavalcade, moi pour faire fuir le mouton dans la bonne direction, lui pour se débarrasser de moi.

Quelques temps plus tard, j'ai enfin réussi à rejoindre Dommann et Saturnale, et on a ainsi pu jouer avec le brave mouton un peu résigné, à travers les hauts arbres de la cité sylvaine. Nous avons d'ailleurs imaginé de nombreux jeux avec ces moutons, qui pourraient consister à leur faire traverser divers obstacles, ou atteindre des objectifs lointains le plus vite possible, des choses comme ça.
Puis nous avons pris une photo-souvenir avec le mouton, sans savoir que le cruel sort allait bientôt s'abattre sur lui.

En effet, alors que nous nous étions rapproché par inadvertance des murs de Domnann, un garde cruel à surgi de l'ombre et a mis à mort, massacré le mouton de Saturnale.
Devant nos yeux et dans le bruit de nos cris d'horreur et des bêlements du pauvre animal martyrisé.

Voici le meurtrier, et il n'étonnera personne de voir qu'un être avec si peu de coeur soit un sylvain.
Ceci est la fin de mon histoire, et elle laisse derrière elle deux Celtes qui ont le coeur gros de la perte de leur mouton, compagnon ephémère que nous n'avions même pas eu le temps de nommer.
